Ma participation aux 20 km de Bruxelles était un événement fortuit : l’entreprise avait décidé de participer à la course et, pour chaque coureur inscrit, le montant de l’inscription était reversé à Handicap International.

Parfois, pour motiver les troupes, il faut montrer le bon exemple, du coup, je me suis inscrite. On me demandait : « c’est vrai tu vas courir ?  Tu as déjà couru les 20 km ? Tu t’es entrainée ? Tu n’as pas peur ? » et ma réponse était : « Oui je vais courir et oui c’est la première fois que je ferai les 20km mais c’est un beau challenge et c’est pour une bonne cause. En plus, si je n’arrive plus à courir, alors je vais marcher donc rien ne t’empêche toi aussi de participer ».

Mon discours a dû plaire à quelques-uns car pour finir nous étions une dizaine à courir.  Chacun avait ses motivations personnelles pour la course : certains y prenaient part pour la bonne cause, d’autres pour dépasser ses limites… Certains ont couru seuls et d’autres comme moi, en groupe.

Notre groupe ne payait pas de mine car aucun de nous sauf une personne n’avait couru les 20 km auparavant.

Avant de commencer la course, nous nous sommes tous mis d’accord : on commence ensemble et on termine ensemble, personne ne s’arrête et on reste groupés ! Tout au long de celle-ci, nous n’avons pas cessé de rire, papoter, s’auto-motiver et encourager les autres coureurs dont on percevait un manque de motivation. Nous avons toujours couru ensemble. Dès que quelqu’un ralentissait, le groupe ralentissait. Parfois, on courait par binôme, parfois en ligne de cinq. Résultat des courses, nous avons couru d’une traite et nous avons franchi la ligne d’arrivée ensemble !

Après la course, nous avons retrouvé les autres coureurs de l’entreprise. En discutant, on a pu établir deux conclusions : la course était plus fun ensemble, l’année prochaine, ils allaient courir avec le groupe.

Cette expérience est un exemple parmi d’autres pour montrer qu’ensemble on peut arriver à notre objectif tant qu’on est aligné sur le processus, qu’on communique et qu’on s’entraide. En plus de l’objectif commun, il est important d’avoir des objectifs personnels car ce sont eux qui représentent notre moteur, cette envie de se dépasser, de se prouver qu’on peut le faire !

Sagdiana Fürstenberg – consultante Klanik