Explique moi ton métier : I2C Catalyser !

Nous nous retrouvons pour une rubrique inédite ! Aujourd’hui, le métier mis à l’honneur est celui de I2C Catalyser. Merci à Emilie de nous faire découvrir son quotidien !

Bonjour Emilie peux-tu te présenter ?

Je suis chargée d’affaires pour Korner, ou comme on dit chez Klanik, « I2C catalyser ». Cela signifie que j’accompagne les porteurs de projets incubés par Korner dans leur stratégie marketing et commerciale. Chaque semaine, je vais les voir, ils me parlent de leurs avancées et on essaye ensemble d’établir les prochaines actions à mener. J’essaye également d’allouer au mieux les ressources de l’incubateur et de Klanik pour les projets : j’identifie leurs besoins, que ce soit en compétences techniques, en fonds, en recrutement, en matériel, et je fais en sorte qu’ils aient accès à tout ce que Klanik peut leur offrir. Par exemple, si je vois qu’ils vont avoir besoin d’une formation en comptabilité, j’en organise une avec notre expert-comptable. Ou s’ils veulent refaire leur logo, je vais voir l’équipe Communication.
La deuxième moitié de mon temps est consacrée à Korner en soi. Nous sommes une structure récente, et nous avons encore beaucoup de monde à rencontrer dans l’écosystème startup français. J’organise régulièrement des rendez-vous avec des acteurs de l’entrepreneuriat, notamment en région PACA, des institutions, des investisseurs, d’autres structures d’accompagnement… Le but étant de nous faire connaître et de trouver de nouvelles collaborations intéressantes.

 

Pourquoi as-tu choisi ce métier et quel a été ton parcours pour y accéder ?

J’ai fait une école de Commerce, et j’ai un master en Stratégie et Entrepreneuriat, donc je suppose que j’ai toujours été attirée par ce secteur-là. Assez tôt, le monde des startups m’a intéressée : pour moi, travailler dans une petite structure signifiait plus de liberté dans mon travail, moins de procédures, plus de challenge aussi. J’étais également curieuse d’être en contact constant avec la R&D, l’innovation… Et le conseil en particulier, l’accompagnement, m’intéressait. Je trouve ça fascinant de voir des personnes se lancer, de les aider dans la réalisation de leur projet, et j’adore pouvoir travailler sur des thèmes très différents les uns des autres.

 

Peux-tu nous décrire une journée type en tant qu’I2C Catalyser ?

Impossible, il n’y en a pas. Ça dépend réellement des rendez-vous de la journée : parfois c’est aller présenter Korner et nos projets à un fond d’investissement, parfois c’est rencontrer un porteur de projet externe à Klanik qui souhaiterait bénéficier de l’incubation Korner, parfois c’est brainstormer avec une autre structure d’accompagnement sur un programme à monter en commun… Je passe généralement une journée dans la semaine à Montpellier (le hasard fait que les trois projets incubés proviennent de cette agence-là) pour assurer un suivi régulier des projets. J’essaye d’effectuer un peu de veille chaque semaine, sur l’activité startup de la région, les événements, les concours, etc… Et bien sûr, beaucoup de planning et de logistique pour organiser les formations ou les événements internes à Korner.

 

Enfin, en tant que chargée d’affaires Korner, comment envisages-tu les perspectives d’avenir au sein de ce métier ?

A l’heure actuelle, Korner a incubé ses trois premiers projets en Janvier 2017, et nous sommes en pleine organisation du deuxième appel à projet pour la session 2018. Il y a plein de perspectives intéressantes pour Korner : l’effectif va doubler, un nouveau processus de formation va être mis en place, plusieurs programmes sont en train d’être construits avec certains de nos partenaires… Nous recherchons réellement à apporter l’accompagnement le plus complet possible à nos incubés. Je pense sincèrement que d’ici quelques années Korner sera reconnu dans les écosystèmes Marseillais et Montpellierain, donc l’étape d’après sera de développer ce modèle dans des agences telles que Bruxelles ou Paris, qui nous sont pour l’instant moins faciles d’accès du fait de la distance, et de toute la concurrence déjà présente et installée dans ces capitales européennes. Aujourd’hui, Korner est centralisé à Marseille, mais ce n’est pas voué à rester ainsi. J’adorerais pouvoir manager une des cellules Korner dans une BU, par exemple.