Mois de l’environnement by Konscious | Du 13 septembre au 15 octobre 2021


Le vélo avait déjà le vent en poupe ces dernières années et a encore pris du galon depuis la crise de « vous savez qui » pour éviter de le nommer une énième fois ! Les pénuries de matériel se sont faites sentir cette année.

Beaucoup de Français, par envie de se remettre au sport, d’éviter les transports en commun, prise de conscience écologique, véritable volonté de découvrir de nouveaux horizons ou encore attirance pour les modèles électriques, ont cassé la tirelire afin de re-découvrir ce plaisir simple que de sentir le vent dans la figure et les crampes aux cuisses !

Les aménagements de voirie perpétuels y sont aussi pour quelque chose, un des freins principaux des Français à l’usage du vélo concernant les problèmes de sécurité sur la route. La France dispose actuellement de 21 000 km de piste cyclables avec un objectif à 25 408 km en 2030.

Avec sa démocratisation dans un usage plus régulier que la petite balade annuelle sur la vieille bicyclette Peugeot de papi, les industriels n’ont eu de cesse que de révolutionner ce mode de transport doux.

Les différentes montures possibles

En effet, il y en a pour tous les goûts : Si vous roulez exclusivement sur l’asphalte, alors un vélo de course vous permettra d’avaler les kilomètres, par contre cela nécessitera d’avoir une voiture balais pour transporter vos affaires.

Vous pouvez opter pour un bon VTT si vous circulez par les chemins, attention cependant si vous partez plusieurs semaines à faire un bon choix en terme de fourche et de suspension pour éviter la casse avec le poids des bagages.

Si  vous possédez un VTC, celui-ci fera l’affaire pour de premiers essais avant d’investir mais on se retrouve souvent limité en terme de transmission et/ou par la forme du guidon.

Il y a aussi une alternative pour ne pas se traîner sur la route tout en gardant ses pneus intacts sur les chemins, nommé gravel. C’est une pratique qui nous vient des Etats-Unis où les cyclistes ont adapté leur vélo de courses pour passer sur les chemins. C’est un bon compromis entre poids et performance.

Sans parler des vélos ou tricycles couchés, des tandems, des VAE…

Quelques conseils

Au-delà de la pratique, certains se sont découverts une vraie passion pour la mécanique cycliste, prenant autant de plaisir à sillonner les routes qu’à eux-mêmes faire évoluer leur monture pour une pratique orientée voyage.

Quelques critères de base à prendre en considération quand vous souhaitez voyager à vélo et particulièrement si vous transformez vous-même votre moyen de locomotion :

  • Les matériaux : L’acier a la préférence de nombreux cycliste car costaud et plus simple à ressouder en cas de casse pendant un voyage. Il reste par contre plus lourd que l’aluminium par exemple.
  • La selle : sachant qu’on va quand-même passer plusieurs heures par jour dessus, c’est un critère non négligeable ! Le plus important dans son choix, va reposer sur la largeur entre vos ischions. Pour ne pas faire souffrir votre entre-jambe ou votre dos, il est important que la selle soit assez large pour que ceux-ci reposent tous deux dessus.
  • Les réglages : Il existe des tutoriels sur internet pour vérifier que vous avez bien réglé la selle en terme de hauteur, de distance par rapport au guidon et d’inclinaison. Un léger degré de décalage vers l’arrière et ce sera notamment à votre dos de compenser. Vous avez également la possibilité de faire une étude posturale si vous avez une pratique intensive et que vous voulez vous préserver.

Et les bagages alors ?

Ensuite comme dit dans le titre, on distingue deux, voire 3 pratiques en terme de bagageries. La première qui vient à l’esprit c’est celle de type randonneuse, avec des sacoches accrochées sur les côtés à l’arrière et à l’avant du vélo. C’est celle que l’on choisit lorsque l’on n’est pas pressés et qu’on ne recherche pas forcément la performance car c’est aussi la plus lourde. Attention du coup aux rayons du vélos : au-delà d’un certain poids vous risquez d’avoir de la casse ! Et point de vigilance aussi à avoir sur la répartition du poids avant/arrière pour ne pas perdre toute la manœuvrabilité du vélo sans pour autant vous retrouver sur la roue arrière en montée !

La deuxième, plus récente, c’est le bikepacking. Une pratique qui consiste à ne fixer des sacoches que sur le cadre ou sur le guidon sans avoir besoin de porte-bagage. Bien entendu, il est nécessaire de voyager beaucoup plus léger quitte à ne prendre que le duvet sans la tente !

La troisième option est de voyager entre amis et de prendre le volant à tour de rôle pour emmener les affaires au point de chute suivant. Des organismes de voyage proposent également ce genre de dispositifs vous permettant de profiter d’un vélo plus léger pour absorber les montées ou faire plus de kilomètres.

 Des applications ?

Pour ce qui est des itinéraires, il existe de plus en plus d’applications orientées sur la pratique du vélo ou multi-transport. Je citerai Visorando, Komoot et Geovélo qui vous proposent des circuits faits précédemment par d’autres utilisateurs. Geovélo vous permet également de tracer votre itinéraire cyclable lorsque vous indiquez votre destination.

Sinon iPhiGénie propose pour moins de 15 euros par an un accès hors ligne aux cartes IGN que vous pouvez télécharger avant votre voyage.

Et si vous voulez motiver votre moitié, le livre A vélo 50 itinéraires d’Olivier GODIN, vous propose des circuits mais également des propositions culturelles le long de votre parcours.

Pour ce qui est du logement si vous n’êtes pas friands de monter la tente tous les soirs, il existe une communauté vous permettant de loger chez l’habitant si tant est qu’il y ait des hôtes sur votre parcours : https://fr.warmshowers.org/. Une chouette alternative qui vous permettra de rencontrer du monde et de voyager sans casser la tirelire tous les soirs pour l’hôtel.

Une bonne préparation

Si vous débutez dans la pratique du vélo voyage, nul besoin de planifier une semaine dès la première fois. Le village d’à côté fera très bien l’affaire pour tester le confort sur le vélo, l’équilibre de votre packetage et la solidité du matériel. Bien sûr, pensez à prendre à minima une jante de rechange pour palier à la crevaison – non nécessaire pour ceux qui auraient une pratique tubeless, c’est à dire des pneus sans chambre à air – et des outils adaptés pour être en capacité de faire de menues réparations.

Rien ne vaut d’ailleurs une petite révision de routine en amont pour éviter de se retrouver sans frein avec un packetage de 35 kilos dans une descente à 20 degrès. Pour cela vous avez le choix entre un réparateur classique ou opter pour les ateliers vélo qui vous permettent d’effectuer vous-mêmes les réparations, accompagné par un passionné. Sur le moyen terme cela représente un bon investissement car vous serez à même de gérer vos pépins sur la route.

Et vous quelles sont vos applications favorites ? Vos bons plans ? Si  vous êtes déjà partis, racontez-nous votre parcours, partagez votre expérience !

 

Ecrit par Elyezer DUCROS, agile practice leader & Membre de Konscious

Sources:

Cet article est le fruit de recherches et/ou de retours d’expérience des membres Konscious. Il a pour but de sensibiliser un maximum de personnes aux enjeux environnementaux sans prétendre proposer une expertise du sujet.