Selon l’OMS, « une maladie chronique (ou MCE) est une maladie de longue durée, évolutive, souvent associée à une invalidité et à la menace de complications graves ». Aujourd’hui, ce handicap invisible  concerne 20% de la population française – dont 15% d’actifs.

Qu’est-ce qu’une maladie chronique ?

C’est une maladie qui :

  • Dure et évolue sur une période de plusieurs mois, durant lesquels alternent des périodes de poussée et de rémission,
  • Nécessite une prise en charge et un traitement sur la durée,
  • A un retentissement majeur sur la vie quotidienne et notamment professionnelle,
  • A une cause organique, psychologique ou cognitive.

Voici quelques exemples de MCE : diabète, cancer, allergies, asthme, hépatite C, mucoviscidose, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde grave, fibromyalgie, affection cardiovasculaire, insuffisance rénale…

Les maladies chroniques sont-elles considérées comme un handicap ?

Oui ! Souvent invisibles, la plupart des maladies chroniques ouvrent droit à une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Cette reconnaissance permet au collaborateur et à l’employeur de bénéficier d’accompagnements et d’aides financières spécifiques, notamment pour adapter son poste.

Est-il possible de travailler avec une maladie chronique évolutive ?

Bien sûr ! Cela dépend du type de maladie et des traitements. Aujourd’hui les médecins s’accordent à dire que la poursuite d’une activité professionnelle est une priorité. Utile au moral du collaborateur malade, elle participe à sa guérison. Pour l’employeur, la mise en œuvre anticipée de solutions adaptées prenant en compte les contraintes du salarié évite de « subir » les conséquences de sa fatigue ou de ses absences.

En parler ou pas… Tout est possible !

Aucun texte n’oblige le salarié à divulguer son état de santé à son employeur.

Le dilemme d’« en parler ou de ne pas en parler » dépend donc de plusieurs facteurs :

  • L’acceptation de son état de santé,
  • La relation de confiance entre le collaborateur et son employeur,
  • La connaissance des dispositifs d’aide dont il peut bénéficier

Cependant, il n’est pas recommandé de vouloir cacher à tout prix sa maladie. En agissant ainsi, le collaborateur prend le risque d’aggraver son état de santé. A l’inverse, aborder les effets de sa maladie avec son employeur peut permettre au salarié de continuer à travailler tout en préservant sa santé, et ce, grâce à la mise en place de solutions adaptées. Faire preuve de transparence contribue également à éviter les quiproquos et les mauvaises interprétations au sein de l’équipe.

Le réflexe des aménagements de poste : c’est possible !

Communiquer librement sur ce sujet permet donc de travailler conjointement avec son employeur dans l’aménagement de son poste et de son temps de travail, et ainsi favoriser une meilleure qualité de vie au travail. Des solutions existent :

  • Télétravail,
  • Aménagement des horaires de travail,
  • Aménagement des temps de pause,
  • Autorisation d’absences…

Ces aménagements pourront bien sûr être amenés à évoluer dans le temps en fonction de l’évolution de votre état de santé.

Je suis concerné, que puis-je faire ?

Si vous êtes concerné par une maladie chronique et que cela a des répercussions importantes sur votre activité professionnelle, vous pouvez demander le statut de « Travailleur Handicapé » (RQTH) et le communiquer à la médecine du travail ainsi qu’au référent Handicap de votre entreprise.

Cette action vous permettra donc de bénéficier d’un ensemble de droits, d’aides, d’aménagements et de services, pour vous accompagner au mieux dans l’exercice de vos fonctions.

 

Elea Bertin & Aurélie Campagni | Référentes Handicap Klanik