Certains relèvent actuellement le défi du « Dry January » crée en 2013 en Grande-Bretagne sous l’initiative de l’organisation Alcohol Change UK.  Aujourd’hui, également soutenus en France, ces défis, tout comme le « mois sans tabac » visent à pointer du doigt l’addiction qui touche aujourd’hui plus de 20 millions de français.

1. Qu’est-ce que l’addiction ?

Il s’agit d’une « maladie » liée à la consommation répétée d’un produit ou à la pratique excessive d’une activité. On peut souffrir d’une ou plusieurs addictions à la fois à des degrés différents et on peut ainsi être dépendants :

  • à des substances psychoactives licites ou illicites : tabac, alcool, drogue, médicaments psychotropes…

L’alcool : 10 % des adultes entre 18 et 75 ans sont concernés par un usage QUOTIDIEN de boissons alcoolisées et près de 50 % en consomme au moins une fois par semaine. Source : OFDT, 2017

Substances illicites : chez les jeunes (jusqu’à 25 ans), le cannabis entraîne une baisse de QI à l’âge adulte et la survenue de troubles cognitifs La consommation de cannabis chez les plus jeunes entraîne un plus grand risque de développer une dépendance sur le long terme.

  • à des comportements, addiction sans substance : travail, jeux vidéos, jeux en ligne, écrans, exercices physiques, troubles de l’alimentation…

2,1 % des 18-75 ans sont concernés par une consommation excessive de jeux d’argent et de hasard. (Source : OFDT, 2019).

Cette addiction est rendue possible avec la popularisation du poker, des jeux en ligne sur internet et des jeux à gratter.

2. Les risques au travail 

Les conduites addictives et l’addiction peuvent toucher n’importe qui dans l’entreprise, tous secteurs et tous niveaux hiérarchiques confondus.

Le salarié peut importer son addiction pendant les heures de travail et peut également influencer, ou être influencé par ses collègues par l’utilité d’une « pause clope » ou « d’un petit verre », et finalement s’y adapter.

Plus on débute jeune la consommation d’un produit, plus on a de risque de développer une addiction.

16,4 % des personnes qui travaillent déclarent consommer de l’alcool sur le lieu de travail en dehors des repas et des pots. (Source : INPES, 2010)

3. Les conséquences de l’addiction sur l’emploi ?

Un comportement addictif provoque un comportement inadapté au quotidien y compris au travail : conduite dangereuse, troubles de l’humeur, retards et absences répétés

Les personnes en situation de handicap peuvent présenter une fragilité sociale, relationnelle ou psychique susceptible de générer un risque supplémentaire en matière de consommation. Cela peut être la conséquence d’un manque de lien social, d’une mauvaise image de soi ou un moyen de gérer les douleurs engendrées par le handicap. Il est donc essentiel d’apporter une vigilance particulière aux collègues en situation de handicap

4. En bref

L’addiction est une maladie chronique qui a également des conséquences psychiques. L’addiction a des conséquences directes sur la vie quotidienne et professionnelle : elle peut engendrer des difficultés pour réaliser son travail et le conserver.

À ce titre, la personne peut faire une demande en Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé.

5. Et chez Klanik ?

L’équipe Mission Handicap reste à votre écoute et vous accompagne au quotidien, vous pouvez vous tourner vers Elea Bertin et Constance Verdon.

Source Baromètre Santé 2014, 2017,  www.addictions-france.org, AGEFIPH