Chez KLANIK nous utilisons nos expériences de consultants pour enrichir une communauté de pratiques « Organisations apprenantes ».

Cette semaine nous nous sommes penchés sur une situation assez fréquente en entreprise et au combien pénible : « Comment gérer des interlocuteurs qui campent sur leurs positions ». On connait tous des situations de solitude face aux experts sûrs de leur technique, aux rétifs de la nouveauté ou des personnes qui simplement ne comprennent pas en quoi la dernière approche en date doit être mise en œuvre. On se retrouve même parfois dans ce rôle ! Ces blocages peuvent intervenir à tous moments et paralyser l’action en cours.

Nous avons dégagé trois axes de réponse pour dépasser ce stade de blocage

  • Ouvrir un espace de discussion au sein des réunions
  • Assurer un référentiel commun de travail
  • Gagner en fluidité de communication
Clairière lumineuse entreapercue au travers de quelques petits arbres

Ouvrir un espace de discussion c’est garantir aux participants une concentration sur le sujet, un temps de parole équilibré et un respect de leur parole. Pour en arriver là, on peut utiliser des briseurs de glace en début de réunion : un moment de détente, la possibilité d’exprimer son ressenti par un système de météo ou de couleurs. L’intérêt est de permettre de décharger l’atmosphère de l’électricité statique générée par d’autres sujets, d’autres aléas. L’animateur de la réunion peut, même sur des réunions courtes, fixer des règles et des objectifs pour le rendez-vous, faire circuler la parole et surtout montrer l’exemple. Ce n’est pas toujours facile à mettre en œuvre en restant naturel et dans le temps imparti. Le résultat en vaut la chandelle.

 

Panneau d'indications tellement bigarrées qu'elles sont illisibles

Assurer un référentiel commun de travail, des confusions ou approximations arrivent parfois d’une incompréhension des termes utilisés par certains acteurs. Le dialogue est enfermé dans du jargon, pas toujours accessible à l’ensemble des participants. Il est important d’attribuer du temps et de la pédagogie pour expliquer des termes, des concepts, des sigles pour que chacun puisse s’en emparer et s’en servir pour la discussion. De la même manière, il peut être bon qu’un manager explique aussi ce en quoi un projet modifie les priorités des équipes établies en début d’année et comment il a réajusté sa vision en conséquence.

 

 

Explications rationelles au tableau e=mc2

Gagner en fluidité de communication, l’objet est de pouvoir apporter des réponses aux interlocuteurs pour faire avancer les actions. Un chef de projet qui sait expliquer pourquoi les acteurs sont impliqués dans le sujet, en quoi ce projet s’inscrit dans la logique de l’entreprise, comment il est inscrit au budget, qui répond chiffre aux personnes qui ont besoin de chiffres, qui répond vision, impact, stratégie aux personnes qui veulent du sens. Evidement tous les conseils et notions abordées dans les méthodes Process Com ou DISC font sens et prennent une place importante sur cet axe de travail.

 

Comment gérer des interlocuteurs qui campent sur leurs positions est une des situations les plus courantes à gérer en entreprise. Nos consultants ont échangé, analysé les pratiques des uns et des autres et nous avons dégagé trois axes de travail qu’on voulait partager avec vous aujourd’hui. Nous allons renforcer nos usages de ces méthodes pour apporter de la souplesse dans la vie du bureau et faire avancer nos clients. Et vous, qu’avez-vous mis en place pour fluidifier les échanges dans vos organisations ? N’hésitez pas à commenter et proposer vos options en commentaires.